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Exposition Vera Rohm, Fondation Vasarely

28 juin 2017

Vera Rohm, née en 1943 en Bavière, d’une mère russe et d’un père allemand, a grandi à Genève, puis à Darmstadt. Parfaitement bilingue allemand-français, elle garde de son enfance multiculturelle et de ses études à Paris une grande ouverture sur le monde. Tout est dualité chez cette artiste qui vit entre Darmstadt et Paris.

Après avoir travaillé la pierre et le métal qu’elle associait au plexiglas, elle se consacre dès les années 70 aux Ergänzungen (intégrations) qui évoquent la fusion. Le plexiglas devient alors complémentaire du bois.
L’artiste travaille des poutres de bois à l’extrémité brisée et les associe à des moulages en plexiglas, matière synthétique qui se fonde dans le matériau naturel. Deux éléments opposés qui s’épousent pour devenir fusion.

La géométrie devient la base de son travail de sculpteur. Vera Rohm est fascinée par le tétraèdre, pyramide à 4 faces triangulaires, 6 arêtes et 4 sommets. La complexité dans toute sa splendeur. De ses recherches mathématiques, scientifiques de l’abstraction émanent des volumes d’acier impressionnants et imposants, segmentation en trois du volume parfait du tétraèdre. Elle continuera cette recherche dix ans plus tard avec les Schattenreliefs (reliefs d’ombres) en concrétisant l’évolution des ombres portées de ces figures en fonction de la lumière.

Autre point crucial dans son travail, le choix des matériaux qui dévoile son questionnement sur le concept d’alternance. Vera Röhm a souvent recours à des matières provenant de deux sources : la nature et l’industrie. Elles lui permettent d’explorer des pôles extrêmes, le naturel et l’artificiel, le construit et le déconstruit, l’ombre et la lumière.

Egalement photographe (sa série Etaiements a connu un grand succès) cette artiste lauréate de nombreux prix en Allemagne, est présente dans les grandes collections privées et publiques et a participé au Festival d’Automne au centre Pompidou en 2002.
Jusqu’au 31 août 2017.