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Concours Eloquence 2017, Fondation des Femmes

17 mai 2017

Le 12 mai 2017 a eu lieu le premier Concours d’éloquence de la Fondation des Femmes, une soirée pour dénoncer le sexisme par le verbe. Cette première édition du Prix Gisèle Halimi a été l’occasion de découvrir 6 candidates plus talentueuses les unes que les autres. Pendant 8 minutes, chacune des candidates a proposé un discours dans une ambiance forte, grâce à un jury prestigieux et une salle attentive et bondée.

“On apprend aux filles à ne pas être violées, mais pas aux hommes à ne pas violer” Alba Horvat, élève avocate, a ainsi débuté la soirée avec : “Mais vous étiez habillée comment ?”, sur la thème de culture de viol. La gorge serrée par ce discours particulièrement touchant et incarné, les spectatrices et spectateurs ont ensuite pu admirer Fatima Benomar, militante féministe, déclamer avec talent une poésie magnifique sur le harcèlement de rue “Qu’on s’énerve ou qu’on soit calme, on sera punie d’avoir montré à notre agresseur notre juste mépris”.

Anne-Sophie Laguens, avocate, a ensuite fait rire puis ému aux larmes l’assemblée dans un plaidoyer vibrant sur l’excision “Des larmes rouillées viennent lacérer les sexes des jeunes filles sous les yeux de femmes désabusées” en s’interrogeant justement sur comment, chacune de nous, peut agir face à cela.
Leïla Alaouf, militante féministe et anti-raciste, a repris le pupitre avec un discours sur “Le masculin l’emporte”, c’est à dire le sexisme ordinaire. Elle a avec sincérité et éloquence rappelé que “La vérité c’est que nous, femmes minorées et racisées, nous n’avons pas choisi nos combats, ils se sont imposés à nous sans crier gare”.

Beryl Brown, avocate, est ensuite montée sur scène et avec gravité, a traité d’un sujet trop souvent prix avec légèreté : le cyber harcèlement : “Ce ne sont que des mots sur un clavier, mais les mots ça reste, les mots ça blesse”.
Enfin, Chloé Ponce Voiron a conclu les prestations et soulevé l’enthousiasme du public sur le thème des femmes et du pouvoir avec “Moi présidente de la République !”, “Je fais partie de ces femmes qui ont bénéficié de l’acharnement de celles qui m’ont précédée".

Chacune des candidates a su manier à la perfection les mots pour faire rire, pleurer, ou surprendre le public et le jury présidé par Audrey Pulvar et composé de Basile Ader, Dominique Attias, Noémie de Lattre Anne-Cécile Mailfert, et Valence Borgia. Pendant les délibérations, la rappeuse Pumpkin a enflammé la Maison du Barreau de Paris, grâce à un rap puissant sur le thème des femmes.
Après de longues minutes d’attente, et sous un tonnerre d’applaudissements, Alba Horvat a été nommée lauréate du Prix Gisèle Halimi, et Chloé Ponce-Voiron a reçu le prix coup de coeur du jury.











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